Les complexes

les complexes

Mes amours, j’espère que votre état de santé est bon et que vos proches se portent bien. Ce soir, je vous parle des « complexes ». Vous savez ceux qui vous empêchent de vivre correctement votre vie ! 😀

1. Mes anciens complexes

J’ai 33 ans depuis peu. Depuis deux ans, plus précisément le 14 février 2020, je n’ai plus aucun complexes. Je m’aime comme je suis physiquement, j’aime mon corps même si celui-ci ne me donne pas forcément un confort quotidien.

A cause d’une agression sexuelle et d’un harcèlement scolaire, j’avais beaucoup perdu confiance. Je détestais certaines parties de mon corps. Je me haïssais à un point où je me frappais, je me scarifiais. Je je me regardais plus du tout dans un miroir. Si je le faisais, j’insultais ce corps et cet esprit.

« T’es moche, pauvre c***** ! Pauvre nulle…Je suis grosse, mode, hideuse. Personne ne t’aimera jamais. Tu ne mérites que personne t’aime. Je suis un insecte que l’on devrait écraser sur le bord d’un trottoir. Je ne mérite pas de vivre. »

J’étais complexée à cause :

  • de mes grosses cuisses
  • de mon ventre
  • de mes cheveux frisés
  • de ma corpulence
  • de ma taille
  • de moi en général

Psychologiquement, mon traumatisme ainsi que mes complexes me rendaient la vie impossible.

2. Le regard des autres

Le fait d’être complexée m’avait mise dans une psychose de stress par rapport au regard des autres. Je pensais que les gens que je croisais chaque jour me dévisageaient. Dès que les gens me regardaient en parlant, je pensais que c’était de moi qu’ils se moquaient. C’était faux à 60%. Il restait donc 40% où je n’arrivais pas à enterrer et à laisser de côté. C’était plus fort que moi.

Pour moi, le regard des autres étaient pesant. Pas forcément celui des personnes étrangères mais celui des proches, des amis était pire. J’essayais de ne pas leur montrer mon mal-être, mais la déception se manifestait sur mon visage.

Jusqu’à mes 23 ans, ma vie était un enfer avec des petits, minimes moments de joie. Un matin, je me suis regardée nue dans le miroir et je me suis parlée : « Toi mon corps, je te déteste toujours mais je ne permettrai plus que l’on te fasse du mal. A partir de maintenant, toute personne méchante avec toi sera punie ». Dès ce jour, je ne disais plus de mots au sens figuré à mon corps.

les complexes

3. 2013 : les reines du shopping

Je commençais à être décomplexée. Je tenais un blog mode où je publiais mes différents look et mon mal-être. C’était le tout début de « ma thérapie » anti complexes. Je commençais à sortir la tête de l’eau.

L’émission des Reines du shopping était venue à moi et j’avais dit oui. Malheureusement, ce fut une catastrophe le jour de la diffusion. A ce jour, je n’ai toujours pas compris le déferlement de haine que j’ai subi pendant cette période.

A cause de cette diffusion, mes complexes ont explosé en pleine figure. Je me rappelle que je travaillais ce jour-là dans ma boutique du 9ème arrondissement de Paris. Plus je regardais les commentaires sur facebook (avant il n’y avait pas de community manager), plus j’avais mal, je me sentais pas bien et une colère montait petit à petit. J’étais furieuse contre eux et contre moi. La culpabilité d’avoir fait cette émission était présente partout dans mon corps. Je brulais à l’intérieur, mon sang était en feu; mon esprit fumait.

Les complexes sont venus de plus belle et je devais tout recommencer à zéro. J’ai mis un an pour m’en remettre et j’ai décidé de ne plus recommencer.

les complexes les reines du shopping

4. 14 février 2018

Heureusement que j’avais un bon entourage pour remonter à la surface. J’avais tourné une vidéo et je l’avais postée sur youtube où elle a eu plus ou moins 40 000 vues. Je vous la partage un peu plus bas dans cet article. Cette vidéo m’avait fait énormément du bien car j’avais mis les choses à plat. Cependant, je faisais attention aux gens qui me reconnaissaient dans la rue et j’étais devenue une lionne. Je ne laissais rien passer mais rien.

Petite anecdote : je me trouvais à faire la queue chez Sephora à Châtelet-les-Halles, pas accompagnée. Il y avait quatre jeunes filles, les 4 pestes qui m’avaient reconnues et qui se fichaient de moi. Au tout début, c’était comme si j’étais au collège et que je me faisais harcelée. L’une d’entre elles était venue vers moi et : « c’est toi qui a fait les reines du shopping? » Déjà d’où elle me tutoyait, à ce que je sache on ne se connaissait pas. « Je voulais te dire que je te trouvais super moche dans cette robe et franchement tes critiques blablabla…. » Et là, je me rappelle bien de cette scène comme si c’était hier. Je l’ai regardée droit dans les yeux et je lui ai dit : « je préfère être moche à mon âge que plutôt bête et mal-élevée tout comme vous. Le jour où tu arriveras à mes pieds en ayant travaillé pour des Maisons de luxe, vous m’appelez » avec un regard noir. Là, elle a su qu’il ne fallait pas me faire ch*** !!

J’ai donc continué mon chemin parfois seule, parfois accompagnée. Puis j’ai commencé à m’accepter petit à petit et à me foutre du regard des autres. Ce fameux regard qui ne me permettait pas de m’épanouir s’en est allé petit à petit.

Le 14 février 2018 est une date que je me souviendrais toujours. C’est une date très importante pour moi. Un mois avant, j’ai perdu l’homme de ma vie, tué par un jeune homme sortant soul d’une boite de nuit. Je ne sais pas ce qui s’est passé le 14 février, lorsque j’étais endormie sur la table d’opération. Je me rappelle un tout petit peu grâce à la mémoire de mon inconscient. J’ai ressenti une chaleur m’embrassant et me prenant dans ses bras.

J’ai ouvert les yeux, j’ai senti une certaine sécurité comme si mon Amour était à mes côtés. Le lendemain matin, je me suis regardée dans le miroir et tout a commencé : une nouvelle moi est née. Je suis devenue une belle Mary. Une femme s’aimant, s’acceptant avec des petits bouts positifs. Je suis plus laxiste car je ne veux plus de prise de tête pour rien. J’en ai marre de me prendre la tête avec des personnes qui n’en vaut pas la peine, des sujets d’actualité qui ne m’intéressent pas. J’ai changé d’air et j’en suis fière.

Petits conseils :

  • Il faut arrêter de se torturer l’esprit pour rien. Acceptez votre corps tel qu’il est. Si vous avez envie d perdre du poids pour vous sentir bien à vos yeux, perdez ces kilos. Par contre si c’est pour votre femme, votre homme ou pour les autres, stoppez tout car ça ne sert à rien. Vous ne vous aimerez jamais.
  • Ne vous insultez pas. Dîtes-vous que vous êtes belle/beaux et que vous êtes tip top. Dîtes-vous que vous ne vivez pas pour les autres mais pour vous-même. Vous avez le droit de vous sentir mal mais il faut remonter la tête du sable et regarder les étoiles.
  • Laissez-vous le temps de vous accepter. C’est une vraie thérapie, un challenge tous les jours. SI vous n’arrivez pas seul(e), faîtes-vous aider par un psychologue ou une tierce personne.
  • Écrivez votre histoire sur du papier ou sur ordinateur. Mettez les mots sur vos douleurs, votre tristesse et trouvez votre solution, votre positif.

 

Author: Une Ronde à Paris

4 thoughts on “Les complexes

  1. Vous avez raison il faut s’accepter comme on ait et que ceux a qui sa plait passe leur chemin . Continuez comme vous êtes et bon courage pour le reste Bisous 🙂

  2. Kikou mary ton histoire ma touchée et tu ma fait versée quelques larmes je te trouves très courageuse tu es une belle personne tu sais rebondir malgre que ton passée sera tjrs présent
    Je savais pas que tu avais fait les reine du shopping la méchancetée des gens m’énervera tjrs ces personnes qui te critiques sont juste des jalouses
    Je voulais juste te dire que tu es magnifique et tu m épate
    Bis

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